Une enquête électronique (Electronic Survey ») récente a été réalisée en Algérie auprès d’un échantillon de 5944 cyber surfeurs, extrait d’une population nationale d’internautes estimée à prés de 4,5 millions (12,8% de la population).
Pour plus de 90% des internautes interrogés via le web, l’internet fait partie de leur quotidien depuis au moins une année. Les internautes se connectent au moins une fois par jour et passent en moyenne une à deux heures à surfer sur la toile. Les deux tiers des internautes (66,2%) sont des universitaires.
Faible développement du haut débit (ADSL)
Le domicile est devenu le point d’accès au web pour plus de la moitié des internautes : 65% surfent le plus souvent depuis le domicile, contre 24,6% qui se connectent depuis leurs lieux de travail. Cette tendance s’explique par le développement de l’offre ADSL (585 455 abonnés en résidentiel) et la réduction des coûts d’abonnement. Mais il n’en demeure pas moins que 35 % des internautes se connectent à partir des cybercafés et des médiathèques.
Globalement, les offres techniques demeurent peu satisfaisantes. En effet, 72 % sont insatisfaits de la qualité du débit des connexions à domicile et 80% se plaignent des déconnections fréquentes observées. Ce constat est conforté par la faible niveau de développement de l’infrastructure des télécommunications en Algérie.
Modes de connections : la montée en puissance des mobinautes
Fait important à mettre en exergue : 31% des internautes algériens déclarent se connecter à Internet via leur téléphone mobile, mais posent toutefois la problématique de la lenteur de la connexion et du prix élevé de cette dernière. L’opérateur Nedjma a la plus grande part de marché avec 62,7% des mobinautes.
L’internaute Algérien : Un surfeur passif
Les internautes développement trois types d’activités sur internet. Mailing (82,6%), recherche d’informations via les moteurs (80,7%), développement des contacts d’affaires (22,9%) et lecture de la presse électronique (80,8%). Les internautes algériens sont plutôt passifs. En effet, seuls 40,6% déclarent avoir développé une page personnelle, un blog, un forum ou un site Internet.
A la recherche d’un contenu spécifique à l’Algérie
La désaffection de la population à l’égard de l’Internet tient à l’absence d’un contenu dynamique, spécifique et attrayant pour une population constituée essentiellement par les jeunes. Cette frange de la population est à la recherche d’une information actualisée en permanence. Il en découle que le contenu prime sur la réputation du site et sur sa présentation.
Au delà de la pertinence des résultats fournies par cette en quête, deux point méritent d’être soulevés.
Ces résultats devraient être traités avec circonspection en raison des biais méthodologiques introduits par l’utilisation de l’outil Internet, en tant qu’instrument d’enquête direct, qui exclue de fait toute la frange de la population faiblement insérée sur le réseau du web.
Plus que la faiblesse des connections et l’absence de contenu , le faible niveau de développement du réseau internet en Algérie découle da la faiblesse du pouvoir d’achat des consommateurs (Achat des ordinateurs, paiement des abonnements). Des programmes d’équipements des ménages en microordinateurs ont bien été lancés par l’Etat, à travers notamment l’opération OUSRATIC (Un PC par famille, mais seuls 5,4% des internautes algériens déclarent en avoir bénéficié en raison des couts excessifs du matériel informatique et des lenteurs bureaucratiques.
{jcomments on}
| < Préc | Suivant > |
|---|





