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1. Les élevages des ruminants ou l'impossible intensification.
De ce
premier recensement de l'agriculture il ressort que l'Algérie dispose d'un
cheptel équivalent à 5 millions d'unités gros bétail (UGB) dont une grande
partie est constituée par les ovins (53 %) et les bovins (28) %.
Par
ailleurs, les données (Cf. Tableau 1) révèlent
des élevages de taille relativement réduite. La taille moyenne des élevages
bovins ne dépasse pas les 8 sujets par exploitation, la structure est encore
plus atomisée dans le cas des vaches laitières.
Des remarques
similaires peuvent être adressées aux élevages de moutons et de chèvres dont
la taille moyenne est, respectivement de 54 et 15 sujets.
Cette
faiblesse de la taille des élevages est fortement liée aux limites imposées
par la difficulté à développer les cultures fourragères.
Une
exception est à relever, toutefois, à travers le cas des élevages de chameaux
dont la taille moyenne a été estimée à 31 sujets.
Mais le
fait le plus important à mentionner reste le poids considérable des
populations locales qui représentent 95 % de la population animale recensée.
Une telle structure devra permettre d'orienter les politiques d'aides publiques
en leur faveur.
Cette
structure démontre, si tant est qu'il subsiste des ambiguïtés, que le
processus d'intensification capitalistique, mis en oeuvre depuis le début des
années 80, n'a pas eu une incidence significative sur la structures des
élevages. Du reste, les données du recensement, ont permis de mettre en
exergue le faible niveau d'intensification de ces élevages. Ces derniers
n'intègrent que marginalement les acquis du progrès techniques à l'instar des
techniques de l'ensilage, de l'insémination artificielle et de la vaccination (Cf.
Tableau 2) .
Qu'en
est-il des élevages avicoles ?
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