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Alors que les prix augmentent sur le marché
international, l’Algérie reste un gros importateur de céréales.
L’Algérie a importé pour 1.12 milliards de dollars de céréales pour
l’année 2003. L’importance des flux à l’importation découle de ce que
l’agriculture algérienne est dans l’incapacité de satisfaire la demande des
marchés en produits céréaliers. Cette demande est alimentée par la prééminence
du modèle de consommation céréalier dont on a assisté à la consolidation à la
faveur de la dégradation du pouvoir d’achat des consommateurs. En effet, la
baisse du pouvoir d’achat des ménages, depuis 1995, a astreint les ménages au
retour à un modèle de consommation à dominante « céréales » (Pain galette,
pizza, m’hadjeb, gâteaux, couscous et succédanés, pâtes alimentaires). Ces
derniers constituent, pour les populations, des produits refuges dans un
contexte de précarité économique et sociale. Il en découle un niveau
relativement élevé de consommation des produits céréaliers en Algérie. Cette
dernière oscille autour d'une moyenne annuelle de 220 kg par habitant,
c'est-à-dire plus que la Tunisie avec 205 kg/habitant et moins que le Maroc et
ses 240 kg/habitant.
Cette tendance à des
répercussions sur la structure des importations des produits agroalimentaires.
Avec 2.60 Milliards USD, les importations alimentaires occupent le troisième
rang avec une proportion de prés de 20 % de la valeur globale des importations
enregistrée en 2003 (Cf. Tableau 1).
Les céréales et les
produits de la minoterie grèvent lourdement la structure des importations
puisque, avec 1.12 milliards USD, elles représentent 43 % de la valeur des
importations réalisées en 2003 (Contre 47 % en 2002), suivies de loin par
les laits et les produits laitiers pour des taux respectifs de 20 % et 18
%.
Nous noterons que durant
la période 2002-2003 la valeur des importations des céréales a baissé de manière
significative (- 13 %).
Mais en dépit de cette
évolution positive, l'Algérie occupe la 5ème place dans le classement des pays
les plus gros consommateurs de céréales établi par le Conseil international des
céréales (CIC).
Avec 4 900 000 tonnes
de blé dur et de blé tendre importés en 2002-2003, l'Algérie vient en 5ème
position derrière, respectivement, le Brésil, l'Union européenne, l'Egypte
et le Japon. Quant aux importations d'orge, l'Algérie est classée 10ème avec
400 000 tonnes en 2002-2003. Or, le même Conseil international des céréales
prévoit, dans le cas de l'Algérie, des importations de blé dur et de blé
tendre nettement à la baisse pour l'année 2003-2004, avec 3 600 000 tonnes,
soit 1 300 000 tonnes de moins que l'année 2002-2003. En ce qui concerne les
importations d'orge, elles devraient baisser, selon le CIC, à 300 000 tonnes
en 2003-2004, soit 100 000 tonnes de moins que l'année agricole précédente.
A l'origine de ces prévisions à la baisse, les résultats très satisfaisants
à l'actif de l'agriculture nationale depuis le lancement du Plan national de
développement agricole (PNDA), initié en 2001.
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