Les structures organisationnelles et la gestion des problèmes inhérents à la préservation des ressources génétiques en Algérie ne sont pas prédéterminés. Elles ne peuvent être pensées que par des scientifiques dans le cadre d'un compromis entre la société civile utilisatrice de ces ressources naturelles et les pouvoirs publics.
Ce compromis viserait l’établissement des inventaires zoo génétiques et la restauration des équilibres agro écologiques nécessaires. Cette vision garantira le bien-être et sera soucieuse de construire l’avenir de nos campagnes, du point de vue du renouvellement continuel des ressources naturelles, de la pérennité de l’emploi et de sa rentabilité.
Ceci est d'autant plus vrai que les bouleversements socio politiques et économiques, ayant affecté l'Algérie depuis le début des années de 90, le patrimoine génétique animal local et les systèmes d'élevages extensifs y afférents ont été fortement ébranlés voire même fragilisés.
Cet situation est d’autant plus aggravée qu'elle ne facilite guère leur évolution vers des systèmes d’élevages, plus performants, intégrant plus d’intrants et de techniques modernes. Cet état de fait devrait nous inciter à rechercher la promotion des pratiques d'élevages inspirées des savoir-faire des agriculteurs -éleveurs en vue de faire progresser ces populations animales et accroître leur productivité.
Ainsi, les orientations stratégiques à assigner aux différents types de ressources génétiques et systèmes d’élevages, ne devront pas occulter l’importance de certains problèmes fondamentaux et devraient être fondées sur la recherche de l’adaptation de leur exploitation aux objectifs essentiels de sécurité alimentaire du pays, tout en ayant le soucis majeur de leur préservation et de leur conservation.
La résolution de ces problèmes ne saurait être différée. Il s’agit, dés lors, de consentir une effort soutenu en agissant sur des modèles d’élevages semi traditionnels, déjà existants en effectifs importants et dont les coûts économiques et sociaux d’exploitations sont les plus faibles, comparativement aux modèles d’élevages capitalistiques qui impliquent de lourds investissements.
Des réflexions et des études abordant les problématiques complexes de la préservation, de la conservation et de l’utilisation durable des espèces d’élevages ont permis l’identification des voies ainsi que les types de ressources à mobiliser dans cette perspectives. De ce point de vue, l’examen minutieux de la problématique suscitée a permis de situer l’exigence et la nature des besoins aux plans des politiques(en terme de lois) de l’élevage à promulguer, des institutions à rendre efficientes, de la connaissance des espèces relativement à leur diversité à entamer, de la législation et de la réglementation à promulguer, de la programmation en matière de préservation et de conservation des diverses espèces animales à élaborer, de l’information et de la coopération internationale à dynamiser.
De fait, l’état de la biodiversité est tel que la poursuite des tendances actuelles en matière de politiques de développement agricole en général et du désintérêt accordé à l’élevage en particulier entraînerait de sérieuses menaces sur le maintien de la variabilité génétique au sein des populations animales locales et qu’en l’absence d’une politique articulée à l’impératif de l’utilisation durable de la biodiversité agricole, un nombre relativement important d’espèces, de races et certains taxons se trouveraient et se trouvent déjà dans des situations très critiques (Cf. Tableau 1 en page suivante).| < Préc |
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