Vers la privatisation
des entreprises publiques
agroalimentaires.
C’est à l’issu d’un
processus lent et laborieux, entrevu en 1995 puis consacré par l’ordonnance N°
01-04 du 20 août 2001 que se dessine progressivement la volonté de l’Etat de
procéder à la privatisation des entreprises publiques.
En effet, les
autorités chargées de la gestion des capitaux marchands de l’Etat viennent
d’opter récemment pour l’accélération du processus de privatisation de prés de
942 entreprises publiques économiques (sur un total de 1280 entités).
A cet effet, 268
entreprises agroalimentaires (29 % du nombre d’entreprises publiques
privatisables) sont proposées à la privatisation. Ces entreprises relèvent de
plusieurs sous secteurs de l’agroalimentaire :
- Industrie de
transformation : Corps gras, laiteries, minoteries, brasseries, boissons et eaux
minérales, produits tabagiques, transformation et conditionnement des produits
carnés.
- Industrie du
matériel agricole.
- Industrie avicole
et d’abattage
- Les services et
l’agro logistique (Entreposage, commercialisation, études, mise en valeur et
aménagement).
Les modes de privatisation,
prévus conformément à la législation en vigueur sont le recours aux mécanismes
de la bourse (offre publique de vente à prix fixe), les appels d’offre et les
procédures de gré a gré
L’option pour
l’accélération du processus de privatisation des entreprises agroalimentaires
découle de ce que toutes les tentatives visant à les réhabiliter et à
rééquilibrer leurs structures financières se sont soldés par un échec.
Le fait est désormais
établi. Les entreprises publiques ont perdu des parts relativement importantes
sur le marché. En une décade, leur part de marché est passée en moyenne de 24%
à 13%.
Les derniers chiffres
disponibles montrent que ces entreprises cumulent une dette, sous forme de
découverts bancaires, de prés de 4 milliards de dollars que les entreprises ne
peuvent honorer.
Mais la question de
la privatisation des entreprises agroalimentaires va sans nul doute reposer la
lancinante problématique de la régulation des marchés de certains produits agro
alimentaires de large consommation à l’instar de la farine de panification et du
lait pasteurisé dont les prix demeurent encadrés par l’Etat. De même que se
posera la question du pilotage de certaines filières, à l’instar des filières
avicoles au sein desquelles les entreprises publiques jouaient un rôle
structurant prépondérant.
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