Développement durable

 

Retour vers la page d'acceuil

 

 

LE PLAN NATIONAL DE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE ET RURAL.

UN INSTRUMENT DE MISE A NIVEAU DE L'AGRICULTURE ALGÉRIENNE

SYNTHÈSE DU GREDAAL

 

Depuis l’année 2000, une nouvelle vision du développement agricole et rural est venue consacrer un nouveau modèle de financement de l’économie agricole et rurale. Cette vision est centrée sur le programme national de développement agricole et rural (PNDAR), un système d’aides publiques orienté vers les exploitations agricoles et les ménages ruraux, dont le fonctionnement est régi par des mécanismes articulés à une matrice institutionnelle fort complexe impliquant des fonds de régulation, des organismes d’assurance, des organismes bancaires, des organisations professionnelles et des institutions de développement.

 

Instrument de l’État au service de la modernisation et de mise à niveau du secteur agricole, le PNDAR s’inscrit dans le contexte, plus global, des réformes économiques engagées en Algérie depuis le début des années 90 dans le sens de la libéralisation de la sphère économique.  Le PNDAR constitue aussi un instrument de gestion des espaces agricoles, investi d’une dimension de développement rural indéniable, qui ambitionne de créer des conditions favorables à la compétitivité des principales activités agricoles et l’émergence d’un environnement macro économique propice à l’investissement agricole et aux entreprises agroalimentaires.

 

L’objectif stratégique du PNDAR est en définitive l’amélioration durable de la sécurité alimentaire de l’Algérie à travers :

-          L’accroissement de la vitalité de l’économie agricole et rurale.

-          La consolidation du rôle primordial de l’agriculteur en tant qu’acteur économique porteur de projets.

-          La réduction des disparités régionales par la promotion et le développement des activités à caractère économique, social, culturel et environnemental.

 

A ce titre, deux orientations stratégiques sont à la base des projections décennales (2004-2014) assignées au PNDAR, à savoir

- la modernisation et la mise à niveau des exploitations et des filières agricoles.

- la redynamisation et le développement de proximité des espaces ruraux tout en veillant à la préservation des ressources naturelles à l’instar de l’eau, du sol et des ressources biologiques.

 

En matière de modernisation et de mise a niveau des exploitations agricoles, les choix stratégiques découlant de l’objectif fondamental de la sécurité alimentaire durable s’articulent autour de la mise a niveau de 500000 exploitations agricoles, de la structuration et de la modernisation des principales filières agricoles, de la promotion et de l’encouragement de la gestion rationnelle des ressources naturelles, de l’adaptation des systèmes de cultures aux conditions agro-pédo-climatiques des différentes régions, de la promotion des production de terroirs et ou labellisés, de la protection et du développement des ressources génétiques et de la valorisation des production agricoles.

L’objectif du PNDAR en matière de dynamisation des espaces ruraux est le développement humain à travers la réhabilitation et la promotion des espaces ruraux marginalisés par la consolidation et le développement des activités agro-sylvo-pastorales, la création de nouvelles activités économiques et la réhabilitation des métiers ruraux comme sources de revenu durable ou d’appoint pour les agriculteurs.

 

La mise en œuvre du PNDAR à l’horizon 2014 permettra d’accroître l’investissement dans les zones rurales et les exploitations agricoles pour prés de 150 milliards DA par an nécessitant une incitation financière publique de 73 milliards de DA. Les investissements seront orientés à hauteur de 54 % vers la modernisation des exploitations agricoles et les entreprises de services, le reste soit 46 % sera consacré au développement socio-économique des ménages ruraux, la protection des ressources naturelles et au développement durable des territoires ruraux.

 

Les impacts attendus à travers la mise en oeuvre du PNDAR sont :

- l’amélioration de l’offre en produits agricoles et de la sécurité alimentaire. Un taux de croissance annuel moyen  de l’indice de la production agricole de 10 % est à cet effet attendu. La création de 2.4 millions d’équivalents emplois permanents pour une population rurale estimée à 6 millions en 2014.

- l’amélioration des conditions de vie (en termes de sécurité alimentaire, de revenu et d’habitat) de prés de 900.000 ménages ruraux soit une population globale de 6.8 millions de ruraux.

- l’intégration de 800.000 ménages marginalisés des zones rurales reculées dans la dynamique du développement économique et sociale du pays

- l’amélioration de la compétitivité de 500.000 exploitations agricoles représentant une superficie agricole utile de 4 millions d’hectares, le développement d’un réseau denses de petites et moyennes entreprises dans les activités de transformation et de valorisation des produits agricoles (800 unités) et des activités de services à l’exploitation (1300 unités).

-  la mise en valeur d’une superficie de 550.000 hectares et la création de plus de 50.000 nouvelles exploitations agricoles.

-  La protection des ressources naturelles sur prés de 10 millions d’hectares par la mise en défens des parcours dégradés, les plantations pastorales et la lutte contre l’érosion.

- La préservation des ressources en eau par le développement du système de micro irrigation à travers l’équipement de 500.000 ha en irrigation goutte a goutte  permettant une économie annuelle de 200 millions de mètres cubes. Le traitement des bassins versants prévus sur 300.000 ha aura pour effet d’accroître la durée de vie des barrages actuels et de protéger ceux actuellement en construction dans plus de 27 bassins versants.