Au
regard du processus de paupérisation et de marginalisation des espaces ruraux,
le développement rural constitue une préoccupation majeure des pouvoirs
publics. Cette option s’inscrit dans le cadre, englobant, du programme
national du développement agricole et rural (PNDAR) orienté vers l’utilisation
rationnelle des ressources naturelles, le développement
durable de la production agricole, la protection et le développement de
l'emploi rural par l'investissement agricole.
Ces
objectifs sont poursuivis par des aides publiques consenties dans les domaines
de :
-
la mise en valeur des terres dans le
sud et dans les zones steppiques.
-
le développement de la production et de la productivité des filières
agroalimentaires.
-
La reconversion des systèmes de production conformément aux caractéristiques
agro écologiques des territoires.
-
la Mise en valeur des terres par les concessions en perspective de
l’accroissement du potentiel de terres cultivables et leur niveau de
productivité.
La
politique de développement rural, quoique en gestation, repose présentement
sur des projets de proximité de développement rural (PPDR) visant l’amélioration
durable de la sécurité alimentaire et des conditions de vie des ménages
ruraux dans le cadre d’une approche qui se veut participative, territorialisée
et décentralisée.
Cette
approche participative a pour objet d’identifier l’axe économique majeur
des communautés rurales impliquées et d’élaborer un programme d’actions
qui viendra soutenir les efforts de développement des ménages sur leur
territoire d’implantation.
Cette
approche a nécessité un échange entre la communauté adhérente et
l’administration (administration agricole et forestière, Mairies, dairate,
services techniques locaux…) ainsi qu’une mobilisation coordonnée et complémentaire
autour des actions du projet.
Elle
a nécessité également une intégration à la base des différents dispositifs
de soutien existants, des budgets d’équipement sectoriels, des fonds spécifiques
et des budgets des collectivités locales, qui viendront en appui aux actions économiques
à soutenir.
La
démarche ainsi conçue répond au souci de promouvoir un développement rural
intégré et une gestion durable des ressources naturelles. Elle vise à
renforcer les motivations qui ont conduit les populations à rester sur place et
à leur donner les moyens de se développer avec l’objectif de créer et/ou
consolider l’activité économique de base qui permet de valoriser au mieux
les forces et les potentialités de leur territoire.
La
mise en œuvre de ces projets a bénéficié récemment du soutien de la FAO à
travers le programme spécial de sécurité alimentaire (PSSA). Ce programme
s’intéresse plus particulièrement aux zones de piedmonts et de montagne
ainsi qu’aux sites ruraux a revenu très faible, présentant un taux de chômage
relativement important, mais où il
existe des potentialités humaines et naturelles à valoriser.
Le
choix des sites d’implantation des projets obéit à une logique de représentativité
de la diversité des zones agro écologiques existantes en Algérie. Répartis
sur une quinzaines de wilayate, ces se répartissent comme suit :
·
Zones littorales :
Ain Temouchent – Boumerdes – Tipaza
– Chlef – El Taref.
·
Zones des hauts
plateaux : Djelfa – Laghouat – Saida – Batna
et Souk Ahras.
·
Zones du sud : El
Oued – Biskra et Ouargla.
La
réalisation de ces projets nécessite un financement de prés de 15 millions
USD destinés à la maîtrise de l’eau (28.2 %), l’intensification de la
production (5.6 %), la diversification des activités (45.2 %) et des les
infrastructures rurales.
Il
reste à relever, toutefois, qu’en l’absence de connaissances scientifiques
avérées sur les ressources naturelles mises en œuvre par les communautés
rurales, ces projets risquent d’être contrariés dans leurs composante qui
vise à l’introduction d’activités nouvelles à l’instar des plantations
arboricoles rustiques, des fromageries et de l’aquaculture.
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