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La production laitière en Algérie. Une activité rentable?
adem r.,
FERRAH A.
Les récentes controverses et discussions qui ont
émaillé la presse Algérienne quant à la perspective du développement
d’une production laitière locale en substitution des poudres de lait
importées, dont les volumes, les valeurs et les prix n’ont pas cessé
d’augmenter depuis l’an 2000 (Tableau 1), nous ont amené à nous
interroger sur les capacités réelles du système d’élevage Algérien
à produire du lait frais à moindre coût.
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Tableau 1 – Evolution des importations de laits et
produits laitiers en Algérie |
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Années |
Quantités (Tonnes) |
Valeur (Millions USD) |
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2000 |
188 089 |
373,7 |
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2001 |
121 661 |
258,0 |
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2002 |
235 016 |
434,6 |
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2003 |
211 118 |
455,3 |
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2004 |
251 565 |
745,5 |
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2005 |
250 281 |
672,2 |
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2006 |
250 098 |
640,1 |
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Source : DOUANES ALGERIENNES (CNIS) |
La question est d’autant plus cruciale que l’on
s’inscrit d’emblée dans une problématique d’approvisionnement des
marchés urbains via les industries de transformation qui requièrent
des approvisionnements massifs, régulier à des coûts relativement
bas sinon stabilisés.
Répondre à une telle question reste une entreprise
bien difficile au regard de la faiblesse de l’appareil statistique
agricole. Néanmoins, une approche basée sur des enquêtes régionale a
pu donner quelques résultats qu’il s’agira de confirmer par des
enquêtes plus larges et des échantillons plus significatifs couvrant
l’ensemble des zones agro écologiques d’Algérie.
Une enquête réalisée par l’Institut Technique des
Elevages (ITELV), durant la période 2005-2007, à permis de mettre en
exergue certains indices techniques et économiques importants.
Réalisée dans la région Est du pays (Annaba, Tarf, Skikda, Souk
Ahras et Guelma), l’enquête a concerné 21 exploitations agricoles
qui ont fait l’objet d’un suivi systématique. Les résultats
préliminaires de cette enquête (Cf. Tableau 2) montrent que ;
- La productivité moyenne des vaches laitières n’a
pas évolué de manière significative entre 2006 et 2007, soit un
niveau de 4300-4400 litres par vache.
- Les coûts de production globaux ont enregistré un
accroissement relativement important entre les deux années (+ 9 %)
en raison de la hausse vertigineuse des charges alimentaires (+ 24
%).
- Les charges alimentaires dominent la structure des
coûts de production. La contribution de ces charges dans le coût de
production est passée de 54 % en 2006 à 62 % en 2007.
Enfin, seuls 30 % des exploitations laitières
enquêtées paraissent enregistrer une rentabilité au regard du prix
de reprise proposés par les pouvoirs publics (22 DA). Dans 70 % des
cas, la rentabilité n’est obtenue qu’au prix des aides consenties
par l’Etat soit 7 DA le litre de lait.
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Tableau 2 – Enquête Couts et productivité des élevages
bovins laitiers en Algérie. Cas des régions Est de
l’Algérie (2006-2007) |
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Paramètres |
Indicateurs |
2005-2006 |
2006-2007 |
Variation (%) |
|
Productivité des
vaches (L/Vache) |
Moyenne |
4374 |
4455 |
+ 4 |
|
Coûts alimentaires
(DA/L) |
Moyenne |
12.10 |
54% |
15.00 |
62 % |
+ 24 |
|
Maximum |
20.21 |
|
23.82 |
|
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|
Minimum |
6.26 |
|
6.50 |
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Autres Coûts (DA/L) |
Moyenne |
10.27 |
46 % |
9.32 |
38 % |
- 9 |
|
Coûts global (DA/L) |
Moyenne |
22.37 |
100 |
24.32 |
100 |
+ 9 |
|
Maximum |
34.32 |
|
35.64 |
|
|
|
Minimum |
13.60 |
|
13.44 |
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Source: ITELV, Station régionale de
Annaba, 2007 |
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