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Activité extensive et embryonnaire, la pisciculture a connu ses premiers balbutiements avec la conduite des premiers essais en matière d’élevage associé canard - poissons menés sous l’égide de la station de Mazafran (1984-1985). Mais c’est à partir de 1999 que cette activité fera l’objet d’interventions publiques importantes avec la mise en oeuvre du programme national pour le développement de la pêche et de l’aquaculture (PNDPA) favorable notamment au développement d’une intégration agriculture pêche et d’une aquaculture artisanale et de repeuplement. Les activités de pisciculture et de repeuplement s’exercent sur une quarantaine de sites hydro écologiques (Lacs, Oueds, Marais, Barrages) dont une grande partie, localisée dans la zone nord du pays (Cf. Tableau 2), est soumise à un rythme de dégradation soutenu liée à l’expansion des villes (rejet des eaux usées), au développement des pratiques agricoles chimiques et le pompage abusif des ressources hydriques. Cet état de fait est à l’origine de la disparition sinon la migration d’un certain nombre d’espèces. En termes de biodiversité, il existe en Algérie prés de 30 espèces d’eau douce dont 9 ont été introduites ; Quatorze (14)d’entre elles présentent un intérêt majeur pour la pisciculture, soit prés de 47 % du nombre total d’espèces enregistrées.
L’état de conservation de cette
population ichtyologique est juste moyen et prés de 42 % des espèces
présentent un état de conservation mauvais ou franchement médiocre
(Menacées de disparition.).
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