Mouvement associatif

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LU POUR VOUS

 

 

2SHIGETONI S. -  The State and NGOs – Perspective from Asia. Singapour, Institute of southeast Asian Studies, 2002, 337 p.

Le point de départ de cet ouvrage publié par S. S. est celui de la crise de l ’État- Providence dans le contexte de la mondialisation, et donc l’émergence d’une reconfiguration des espaces public et privés. Mais l’ouvrage va plus loin. Les ONG, ici assimilées à des associations relevant classiquement du non gouvernemental, du non lucratif et du secteur du volontariat orienté vers le philanthropique, ne constituent pas simplement des instances critiques émettant des remises en cause des politiques d’intérêt public de l ’État. Les ONG participent de plus en plus au travail d’élaboration de cet intérêt public, prenant en charge des secteurs relevant classiquement des attributions de l ’État-Providence, comme les institutions éducatives ou hospitalières.

Il en résulte une réelle complexité de la place occupée par les ONG, selon les ressources proposées par l ’État ( pluralisme politique ou non par exemple), par le marché et les forces économiques. Les ONG ne font pas que du plaidoyer, mais selon l’espace disponible, modifient en substance leurs critères dénominationnels: plus ou moins non lucratives - et donc plus ou moins agents économiques, plus ou moins non gouvernementales - et donc plus ou moins étatiques ou politiques, plus ou moins bénévoles et donc plus ou moins professionnelles c’est à dire utilisant des ressources salariées.

C’est cette perspective qu ’il serait utile de reprendre pour nuancer les approches en cours de la mobilisation des associations qui n ’est pas de pure revendication mais qui s’inscrit plus globalement dans les mutations provoquées par la dérégulation et la reconfiguration de l ’État- Providence

2Jean-Pierre Jacob ; Philippe Lavigne Deville - Les association paysannes en Afrique. Organisation Dynamique, APAD, 1993.

Nous assistons, depuis une quinzaine d’années, à une recrudescence du mouvement associatif en milieu rural africain. Des organisations et groupements de tout sortes se créent, se développent ou s’étiolent et disparaissent. Groupements de jeunes, de femmes, associations villageoises, fédérations paysannes, plus récemment syndicats, se lancent dans de multiples activités, tentent de conquérir leur reconnaissance sociale, d’obtenir les alliances les financements dont ils ont besoin. Outre leur rôle concret dans la production agricole ou d’interface avec les institutions de développement, ces organisations sont porteuses de multiple enjeux, qui renvoient aux évolutions actuelles des sociétés dont elles sont issues. Dans on foisonnement, sa diversité comme dans ses ambiguïtés, le mouvement associatif apparaît à la fois comme révélateur et vecteur des dynamiques de changement social.

Cet ouvrage, qui rassemble treize contributions d’auteurs africains et européens, jette les bases d’une lecture anthropologique de ce mouvement social. On en signalera les axes de réflexion importants: les spécificités des rapports des organisations paysannes à l’État et les récurrences de la longue durée dans les politiques de participation (première partie ); la sociogenèse des organisations de base et l’analyse micro politique de leur fonctionnement, les groupements comme lieux de confrontation entre acteurs sociaux ( deuxième partie ) ; les modes « endogènes » d’organisation du monde rural et les pratiques des intervenants ; l’élaboration par les collectivités locales, sous la pression du système d’aide, de règles et de normes adaptées aux nouveaux enjeux auxquels elles ont à faire face ( troisième partie); la multiplication des réseaux et des organisations comme symptôme de changement social (quatrième partie) .

Aboutissement de journées qui se sont tenues en 1992 à Montpellier sur le thème de la socio Anthropologie des organisations paysannes et des associations populaires », cet ouvrage est l’œuvre d’adhérents de l’association Euro-africaine pour l’anthropologie du changement social et du développement (APAD). Depuis 1991, l’APAD regroupe des chercheurs et praticiens du développement de pays africains et européens, et travaille pour promouvoir l’anthropologie comme discipline contribuant à l’amélioration de la qualité des services fournis par les opérateurs du développement

2 J. L. LAVILLE, R. Sainsaulieu - Sociologie de l’association.  Une organisation à l’épreuve du changement social. ». Desclée de Brouwer, 1997.

L’association est victime de plusieurs clichés. Amateurisme, corruption, bénévolat comme valeur de travail salarié. Pourtant le monde associatif est partout en pleine expansion. Il représente en France un volume de 800 000 emplois. C’est donc un enjeu d’avenir. Mais s’il est souvent mobilisé, il n’est pas vraiment reconnu.

Ce livre est une tentative pour comprendre ce monde complexe dans la réalité de son expérience quotidienne. Il est né de la rencontre de sociologues explorant les formes contemporaines de coopération et de responsables associatifs en quête d’une maîtrise suffisante des problèmes d’organisation et de gestion.

Il ressort de cette recherche que les associations ne peuvent être assimilées ni aux entreprises ni à des organisations parapubliques. Elles ne sont pourtant pas marginales. Dans notre société, elles fournissent des éléments pour penser des questions actuelles qui concernent tous les citoyens: comment faire durer un projet ? Comment peuvent s’articuler salariat et engagement volontaire ? Une entreprise dotée d’objectifs sociaux est-elle possible ?

2 J. ION - La fin des militants ? Les Éditions de l’atelier/Éditions Ouvrières, Paris, 1997

Est-ce la fin des militants ? déposition, désyndicalisation, tribalisation, affaiblissement du lien social, repli sur la vie privée, les signaux ne manquent pas qui semblent annoncer le déclin de l’engagement dans l‘espace publique. Ce diagnostic demande pourtant à être affiné : la fin de la militance signifie-t-elle la fin de l’engagement ? Telle est l’interrogation essentielle à laquelle ce livre tente de répondre répond .

Fruit d’une observation attentive des groupes associatifs sur une longue période, cet ouvrage met au jour deux modèles d’engagement dans la vie de la cité : l’engagement militant où l’individu adhère totalement à l’organisation qu’il sert et l’engagement distancié où l’individu se sert de l’association comme d’un outil pour mener une action limitée dans le temps.

A l’écart des discours nostalgique et prophétique, le propos vigoureux et décapant de Jaques ION stimulera la réflexion et la pratique de ceux qui recherchent de nouvelles formes d’exercice de la citoyenneté.

2 M.  Barthélemy - Associations : Un nouvel âge de la participation ?  Presse de science politique, Avril 2000.

Les associations sont-elles devenues le fer de lance de la démocratie ? Á l’inverse des organisations partisanes et syndicales, elles bénéficient d’une reconnaissance croissante depuis un quart de siècle. La gamme des formes et des objectifs de la vie associative s’est élargie. Mais cela ne s’est pas fait sans ambiguïté. Le « retour » au local est, en partie, organisé par l’État. La prise en charge des préoccupations concrètes des citoyens renvoie les associations vers une gestion de l’urgence et les éloigne du prêt politique. La défense de l’altérité du «mouvement» associatif masque son extrême hétérogénéité et son implication dans des rapports de pouvoir.

Cet ouvrage dresse pour la première fois un état socio politique des lieux de la vie associative en France. Comment s’établit la rencontre entre légitimité républicaine du suffrage universel et la légitimité « participative. » des associations ? Quelles évolutions majeures sont intervenues, depuis la loi de 1901, dans les relations entre la puissance publique et les associations ? Pourquoi se dire bénévole plutôt que militant ? Les traditions politiques et les clivages idéologiques isolent-ils des catégories d’acteurs et d’associations ? Le propos bouscule certaines idées reçues : l’excellence du « modèle » américain, la « citoyenneté » associative peuvent-elles contribuer à ce nouvel âge de la participation que chacun appelle de ses vœux ? Oui, à condition que soit réaffirmée la légitimité du politique. Tel est en définitive le message de ce livre .

2 Sarah Ben Nfissa,  Sari Hanafi - Pouvoirs et associations dans le monde Arabe. CNRS Editions, Paris,  2002.

Le présent ouvrage se veut une introduction à un thème aujourd’hui fondamental : la place, la nature, les rôles et fonctions des associations et des ONG dans les pays arabes. Contribuent-elles à la démocratisation et au développement de ceux-ci ou sont-elles victimes des contraintes que les pouvoirs font peser sur la société ?

2 Bernard Roudet -  Des jeunes et des associations. Institut national de la jeunesse et  de l’Education populaire

Tous les problèmes qui se posent aujourd’hui ( socialisation, exclusion, insertion ..) renvoient à une crise des institutions. L’institution est acceptée, est légitimée lorsqu’elle permet suffisamment d’équité au niveau collectif – en tout cas pas trop d’exclusion - et assez de cohérence au niveau individuel, c’est à dire une capacité pour l’individu à se reconnaître dans une situation donnée par rapport à son histoire. Si l’institution est illégitime, si elle produit de l’exclusion, la société ne se définit plus de règles. L’identité des groupes, mais aussi des individus se révèle alors problématique .
La situation des jeunes nous renvoie à la façon dont on socialise des populations, dont on les fait entrer dans le social, soit en position de crise institutionnelle, soit dans la perspective d’inventer les institutions à venir. Les jeunes rencontrent un déficit de socialisation avant le travail, parce que des institutions comme l’école ou la famille n’assurent plus cette fonction .

Le secteur associatif présente le grand intérêt d’être un important lieu de socialisation.