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PUBLICATIONS ET COMPTES RENDUS DU GREDAAL

 

 

Élaboration de la stratégie nationale de conservation et d’utilisation durable de la diversité biologique en Algérie

Atelier de restitution et de clôture du projet ALG 97/G31

 Hôtel Hilton, 13 Avril 2004

Le projet ALG 97/G31 relatif à l’élaboration de la stratégie nationale et du plan d’action  national de la diversité biologique vient d’être clôturé à l’occasion d’un atelier de restitution co-organisé, le 13 Avril 2004, par le ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement (MAT), le programme des nations unies pour le développement (PNUD) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

Lancé au mois d’octobre 1997 et ayant bénéficié d’un apport financier de 350.000 USD, ce projet vient en application des engagements à l’égard de la convention sur la diversité biologique, ratifiée en 1995. Il fait suite à une requête de l’Algérie auprès du fonds mondial FEM. Le projet a consisté  en l’élaboration de la stratégie nationale et du plan d’action national de conservation durable de la diversité biologique.

Le projet qui a réuni un panel important et diversifié de consultants et d’experts venant de divers horizons (Universités, centres et instituts de recherches et de développement, grandes écoles, personnes ressources) a permis la production de pas moins de 60 rapports, un mémento de la diversité biologique (21 Tomes), de cartes thématiques et de divers supports de communication dont un film de 31 minutes sur la diversité biologique en Algérie.

Outre qu’il a permis à l’Algérie d’honorer ses engagements internationaux, le projet a été à l’origine de la capitalisation d’une expérience de travail transdisciplinaire et de l’ouverture de perspectives intéressantes quant à la mobilisation du potentiel scientifique algérien dans le cadre d’une approche intégrée créatrice de synergies fécondes autour de la lancinante problématique de la biodiversité.

1. Objectifs du projet

Les objectifs visés par le projet ont été :

- la conservation in situ et ex situ et l’utilisation durable de la biodiversité.

- l’évaluation et la réduction des risques menaçant les éléments de la diversité biologique.

- l’évaluation des besoins pour la conservation et l’utilisation durable de l’agro biodiversité.

2. Résultats du projet.

2.1 Conservation ex situ et in situ.

 Aires protégées.

- identification des contraintes pesant sur les capacités actuelles des aires protégées.

- Détermination du rôle des institutions existantes impliquées dans la conservation de la nature et/ou la gestion et la planification des aires protégées.

- Évaluation des capacités professionnelles des ressources humaines.

- Évaluation des besoins pour une gestion efficace du réseau des aires protégées.

- Proposition de stratégies de développement des capacités pour une gestion efficace et une surveillance des aires protégées.

Matrice d’habitats

Élaboration d’une matrice des habitats qui constituent un document de référence sur la diversité biologique. C’est une clé pour la préservation des unités taxonomiques tout en favorisant  la création d’aires protégées.

 Zones de développement durable (ZDD)

Mise en évidence de 68 ZDD pour une meilleure préservation et gestion de la biodiversité au niveau local, régional et national.

Développement des ressources biologiques.

Création du centre de développement des ressources biologiques (CDRB)

  Éducation environnementale

Analyse des programmes scolaires des cycles primaire et secondaire en matière de diversité  biologique et proposition de compléments en harmonie avec les programmes actuels.

2.2 Évaluation et réduction des menaces.

Définition des 13 risques majeurs ayant une incidence sur les composantes de la diversité biologique.

Évaluation des besoins nécessaires à l’atténuation des risques.

Définition des rôles et des responsabilités de l’ensemble des institutions.

2.3 Conservation et utilisation durable de l’agro biodiversité.

Évaluation de l’état des lieux

Définition des rôles des divers institutions.

3. Retombées du projet et effet d’entraînement

Renforcement juridique

-          Loi relative à la protection de l’environnement dans le cadre du développement durable.

-          Loi relative à la circulation des ressources biologiques (encours).

Sensibilisation des acteurs institutionnels à la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité.

Développement des nouvelles aires protégées.

Création d’institutions et de structures en relation avec la biodiversité biologique.

Soutien des départements ministériels concernés par la problématique de la diversité biologique.

 

4. Conclusion

Par la ratification  de la convention sur la diversité biologique en 1995, l’Algérie s’est pleinement engagée en faveur de la conservation des ressources biologiques et de leur utilisation durable. L’immensité du territoire et l’importance qualitative et quantitative de ses ressources imposent à l’Algérie des règles de conduite draconiennes.

Le projet ALG 97/G31, qui constitue le premier jalon d’un long processus visant à protéger et à préserver l’équilibre des écosystèmes, constitue de notre point de vue une initiative majeure qui ne manquera pas d’induire des effets positifs quant à l’infléchissement du processus de récession qui menace présentement certaines espèces. En cela, la mise en œuvre de ce projet constitue indéniablement un investissement important pour la préservation de l’avenir des générations montantes.

Toutefois, la dynamique créée par ce projet devra se poursuivre par la consolidation du travail en réseau de l’ensemble des institutions. Ceci permettra en particulier de conforter et/ou d’appliquer les résultats obtenus, d’établir les catalogues des diverses espèces identifiées, d’évaluer l’impact de la perte des savoir faire locaux, de traiter la problématique des organismes génétiquement modifiés (OGM) et d’aménager les conditions favorables à une mise en œuvre ordonnée et cordonnée de l’ensemble des conventions ratifiées par l’Algérie.